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 BOIS BUCHES - LES ENTREPRISES D'AVENIR EN 2012

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GRINDESEL
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Nombre de messages: 357
Date d'inscription: 21/03/2007

MessageSujet: BOIS BUCHES - LES ENTREPRISES D'AVENIR EN 2012   Mar 19 Aoû - 22:06

Merci pour votre visite et au plaisir de vous lire ...à mon tour !

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GRINDESEL


CONDENSE DE L'ARTICLE

Le meilleur est toujours possible. Encore faut il le vouloir…

Les CLIENTS , NOS CLIENTS consommant ou futurs consommateurs de BOIS ENERGIE ont tout intérêt à s'approvisonner chez des fournisseurs se développent en toute légalité. Le surcoût apparent mais fictif de leurs services n’est que de 7 % de TVA …avec en prime la tranquillité d’esprit et une qualité, facteur d’économie de combustible.
A savoir : un combustible bois pas sec est polluant et s’auto consomme pour se sécher ... avant de chauffer ! Ceci engendre une sur consommation. Où est le bénéfice en achetant du bois énergie de mauvaise qualité même sans parler de la TVA ?

ARTICLE COMPLET

Les différents niveaux d’entreprises bois bûches en 2008
A/ Entre 800 et 1500 stères an produits . Cette catégorie fait trop souvent avec les mêmes outils que le tricheur ! A savoir une simple tronçonneuse et une fendeuse verticale. Elles souffrent et se gardent bien de dépasser leur ‘forfait TVA’… Au-delà devinez…Pour eux, payer des impôts ‘c’est la catastrophe’! Incroyable mais vrai.
Ils sont anciens chômeurs, accidentés de la vie ou en multi activité agricole et forestière, bossent 12 heures par jour 6 jours par semaine voir plus si ‘nécessaire’.
Quel est leur prix de revient ? Ils vivent de quoi ? Quelle est leur ambition ? Qu’en pense ou en pensera leur femme ou leur banquier? Leurs actuels ou futurs enfants arrivés à l’age de la vie professionnelle? Leurs fournisseurs ? Pensent-t-ils être au niveau normal de leur profession ? Quel âge ont-ils ? Leurs dos sont ils encore en bon état ? Quel est leur taux d’accident du travail…Quels moyens ont-ils pour évoluer ?
Ces ouvriers/ patron homme orchestre cherchent leur voie et trouvent que ‘ça n’est pas facile’…Le fait d’être propriétaire de bois en arrange certains et fausse leur ‘calcul’…et la concurrence! La plupart ‘ne calcul pas’. Ils ne vendent que de bouche à oreille et dans un rayon de 10/15 km…Ils font crédit ‘à leurs clients’. Ils paient des amendes fréquentes pour surcharge en livrant avec les moyens du bord…et cherchent les combines pour les éviter ! Ceux qui n’ont pas de bois se font arnaquer aux achats sinon ‘se débrouille comme elles peuvent’. L’entreprise s’arrêtera avec l’exploitant.

B/ Entre 1500 et 3000 stères an. Cette catégorie est très diversifiée. …et gère plus ou moins bien achat et vente par manque de temps. Leur approche des impôts et de la TVA est quasi identique à la catégorie A. Dans plus ou moins 50% des cas ils ne connaissent pas trop les ficelles du métier mais ils pensent pouvoir les acquérir. Ils ont essayé de mettre en place une petite structure : avec leur femme / un ami / un ouvrier… si possible ‘un apprenti costaud et débrouillard car celui ci coûtera moins cher…’. Des copains les aident. Leur banque est méfiante et ces exploitants disent fréquemment ‘qu’elle ne lui fait pas confiance’ …Investir leur est quasi inaccessible les premières années, sauf lorsqu’il s’agit d’une entreprise souhaitant ‘occuper son personnel en cas de mauvais temps’…. Dans cette catégorie se trouvent en effet plusieurs sous catégories considérant la production de bois bûches comme appoint à leur activité principale…
Leur prix de revient n’est pas toujours comptabilisé à part ! S’ils le faisaient ils réviseraient rapidement leur position…
Soit l’exploitant est un gros bosseur, la tête dans le guidon et il joint les deux bouts sans compter sa peine soit il rêve un peu et la sanction est rapide.
Toujours sauf de rares exceptions il fait partie de la catégorie professionnelle à risque pour lui-même, son banquier …et ses clients.
Amortir un équipement rime avec dépense! Il estime, à tord et par manque de culture d’entreprise, ‘ne pas avoir les moyens de s’équiper’…et il ne s’en sort pas ! Un certain nombre le mériterait…

C/ Ils produisent entre 4000 et 10/12000 stères an. Large éventail mais ce sont des entreprises locales et régionales travaillant dans un rayon de plus ou moins 50 km. Travaillent aussi durement, la plupart du temps en famille : le couple (madame au bureau , voir à l’atelier en appoint) et un ou deux fils trop souvent considéré et payé comme un manoeuvre. S’il y a ‘du personnel’ celui-ci n’a pas de formation particulière : il est choisi pour ses aptitudes physiques et sa propension à accepter un salaire de misère si possible à la pièce et au rendement. Dans ce cas le turnover est important…
Rares sont les entreprises ayant un technicien parmi les employés. Les outils souffrent, l’entretien est rare, le nettoyage du site se fait ‘quand on a le temps’…La pub est rare.
Ces entreprises sont obligées d’investir mais ne renouvellent pas toutes, loin s’en faut, leurs matériels en fin d’amortissement. Et pourtant … Elles n’ont que très rarement l’idée – ou la possibilité – d’en profiter pour compléter leurs équipements si celui de base est toujours performant…Il est toujours possible de gagner quelques points de productivité.
Trop souvent leur tentation est de le faire suivant l’idée qu’elles se font de ce qu’elles ont vécues et non de ce qui devrait être. La prospective et le conseil extérieur sont souvent synonymes de méfiance… Le développement commercial est malheureusement trop souvent le dernier de leur souci de même qu’une fidélisation client basée sur les méthodes dites de marketings modernes. Quel dommage! L’informatisation est rare.
La maîtrise de leurs appros est encore trop souvent basée sur le prix d’achat minimum sans recherche d’optimisation particulière tant en qualité qu’en diamètre ou conformité…Les avis sur ce sujet mériteraient d’être échangés et en surprendraient certains.
Exemple : quels sont les volumes respectifs d’un bout de bois de diamètre 100 mm par rapport à celui de 200 et incidences sur la productivité?
L’outil de travail doit être capable de correspondre à un cahier des charges restant la plupart du temps verbal avec une part d’irréalisme.
L’expérience supposée du producteur prime sur celle du technicien. L’échange avec un fournisseur se limite trop souvent à refaire le monde avec un débat sur une machine inconstructible ou la définition du meilleur compromis est souvent laborieuse.
En final, la décision se fait encore trop souvent suivant des critères ou le développement de l’entreprise n’a pas été globalement pris en compte… Dommage !
Trop rares sont ceux qui ont pris conscience que produire du bois bûche est un art technique avec des règles souvent comparables à celles mises en œuvre depuis 30 ou 40 ans dans les scieries et les exploitations forestières.
Ces entreprises là sont pourtant dans les starting bloc des futurs importants leaders de la profession : comme leurs collègues des autres branches bois …

D/ Ils produisent 15 / 25 000 stères an voir plus (sur une seule unité). Les rares entreprises ayant atteints et intégrées ces données produisent avec une organisation et un équipement globalisé, appro et commercialisation réalisés en interne. Ce sont des entreprises performantes et d’avenir. Deux seulement sont équipées d’une importante unité de séchage artificiel. Le séchage à siccité garanti reste l’essentiel à faire dans les deux dernières catégories..
Il est assez étonnant de constater que, pour l’instant, elles ne font pas école et sont très rares…Cela viendra par la force des faits sauf exception pouvant toujours survenir. Personne n’est à l’abri de difficultés.

Je ne souhaite pas développer le cas d’entreprises de toutes importances ne respectant ni leurs fournisseurs, ni leurs personnels, ni leur produit… donc travaillant contre le développement de la profession bois bûches. En attendant elles perturbent les entreprises sérieuses et, entre temps, elles donnent une mauvaise image du produit pour laquelle la majorité des entreprises, petites ou grosses, fait de plus en plus d’efforts positifs.

Par atavisme ou en perpétuant les pratiques du marchand de bois d’après guerre, banquier local et ‘marqueur de bois’ à son avantage ? Certains s’y reconnaîtront ! Rares sont ceux qui perdurent une génération ainsi…mais ils trouvent toujours un clone pour les remplacer en cas d’arrêt. Les pratiques déloyales sont encore parfois le cas dans les métiers dits manuels. Pour certains c’est comme un sport…

Il est donc nécessaire que chaque métier fasse lui-même le ménage dans ses rangs. Comment faire sans structure syndicale reconnues et moderne ? Certains l’on fait sinon l’on largement engagé. Par exemple la scierie. Le travail au noir s’y est considérablement marginalisé avec, entre autres, l’obligation de payer par chèque ce qui a changé beaucoup de données.

Après guerre, de nombreuses scieries se sont créées sans qualifications particulières. Il suffisait d'installer un 'banc de scie' contre la grange voir en plein air ...comme on installe une fendeuse verticale derrière un tracteur...
Le nombre d’entreprise de scierie est passé, je dirai naturellement, de 10 000 à 2000 en 50 ans. Leur production globale s’est néanmoins maintenue. Elle devrait maintenant se développer et l’état, comme leurs marchés, l’y encourage…Il est probable qu’il restera encore moins d’entreprises avant peu de temps. Le seuil des 500 est possible. Est-ce bien est ce mal ? Cette profession s’est … professionnalisée. Les raisons en sont diverses. Je pense que c’est logique. Une entreprise n’est pas une œuvre de charité même si sa mission est fondamentalement …sociale. Comme dans le sport c’est le meilleur qui gagne !

Celles du bois de chauffage seraient bien inspirées de prendre exemple rapidement des méthodes d’adaptation aux marchés qu’a dû adopter cette filière. Ca s’est plutôt passé dans la douleur pour la majorité ! Dommage et parfois ce fut très triste…

Je peux témoigner : j’ai vendu beaucoup de matériels neufs entre 67 et 94 puis j'ai ensuite revendu ces matériels d’occasion pour le compte des mêmes scieries en phase d’arrêt volontaire ou forcé … J'ai ainsi déséquipé plus de 600 scieries...

Je suis personnellement convaincu qu’il en sera ainsi dans les entreprises de production de bois bûches et en beaucoup moins de temps que cela n’a pris pour les scieries... ou en exploitations forestières!

Je regrette que l’industrie lourde des panneaux pèse de tout son poids pour freiner le développement de la filière bois énergie BUCHES (essences feuillues et non résineuses utilisées pour le papier et la production de BOIS ENERGIE : granulés et plaquettes). Pour le non professionnel il faut en effet savoir que les usines de panneaux ont des approvisionnements en bois comparables aux qualités bois bûches. Il n’empêche que nous sommes tout de même dans un pays de libre concurrence ?

Des méthodes peu légales semblent parfois être employées pour parvenir à ce ‘combat’ d’arrière garde et à effets induits me semblant préjudiciables pour le sain développement des deux filières qui ne traiteront jamais des volumes ni des lots comparables sous le mode fiscal officiel.

Il n’empêche que cette activité industrielle ‘fait les cours des bois sur pied’ avec des aides officielles importantes pour les investissements et un lobbying international ne laissant aucun doute à tout observateur quant à l’issue du match.

Ce sujet pourrait faire l’objet d’un autre développement.

Il est tout aussi peau de banane que celui que je viens de tenter d’éclairer à ma façon avec le bois bûches. Je n’ai plus grand-chose à perdre. Parler vrai m’a appris à rester serein et ne m’a jamais globalement porté tord. Les scieurs ont apprécié à une certaine époque…

Ce sont ceux qui pensent globalement ainsi qui sont clients chez GF SERVICES dans leur grande majorité. Ce sont de vrais entrepreneurs redevables de leurs propres deniers et destinées et des clients qui recherchent un échange bénéfique pour les deux parties. Ils savent que nous sommes des interlocuteurs informés de leurs attentes et à l’écoute de leurs problèmes.

Pour info GF SERVICES a tout de même modernisé, à ce jour, plus de 140 producteurs de BOIS BUCHES représentant une production annuelle d’environ 700 000 stères (moyenne par unité = 5 000 stères/an avec une unité à 23/25 000 stères à 3 hommes). Comme indiqué plus haut, à mon sens, les tricheurs ne se trouvent pas (trop) dans cette catégorie… L'unité industrielle de 150 000 stères (objectif fin 2012) de BOIS FACTORY 36 s'ajoute aux
700 000 stères commercialisés alors que les unités concernées pourraient produire le double si elles étaient utilisées au maximum de leurs capacités...

Dernier point : Le séchage artificiel intégré au cycle de production est un facteur de modernisation essentiel de la profession.

La mise au point de circuits de livraison ou de distribution plus modernes également…

Cela implique des efforts de réflexion, de commercialisation et de marketing spécifiques à la mise en place de ces évolutions.

Ce sera, aussi, l’acceptation d’aider un constructeur à mettre au point un équipement spécifique de conditionnement industriel. Cet équipement aura un coût élevé qui ne pourra s’amortir que sur un volume important et avec une prise de risque. Sans cet équipement il est inutile de continuer à vouloir commercialiser un produit conditionné à grand frais salarial… à moins de vendre un emballage plus utile ou attractif que le contenu. C’est peut être l’avenir ? Encore faudra-t-il le vendre!

D’où l’idée qu’il faudra peut être envisager des ententes inter entreprises afin de regrouper les capacités d’investissement nécessaires et cumuler les réflexions de développement ?

Gros boulot mais réussite assurée à la clef avec une certaine phase d’industrialisation incontournable !

Le travail au noir ou l’exploitation des hommes n’est pas une méthode de gestion. Ces idées d’un autre temps ne permettent pas de pérenniser une entreprise.

Quelle image veut donner d’elle la profession de producteur de BOIS BUCHES ? Il suffit qu’un noyau de quelques professionnels de bonne volonté et passionnés prenne l’affaire en mains. Facile non ?

Le meilleur est toujours possible. Encore faut il le vouloir…

Les CLIENTS , NOS CLIENTS consommant ou futurs consommateurs du BOIS ENERGIE ont tout intérêt à ce que leurs fournisseurs se développent en toute légalité. Le surcoût apparent mais fictif de cette qualité n’est que de 7 % de TVA …avec en prime la tranquillité d’esprit et une qualité facteur d’économie de combustible.

A savoir : un combustible bois pas sec est polluant et s’auto consomme pour sécher le combustible avant qu'il ne chauffe ! Ceci engendre une sur consommation. Où est le bénéfice en achetant du bois énergie de mauvaise qualité même sans parler de la TVA ?

J.P.GALLAND


Dernière édition par GRINDESEL le Dim 4 Mar - 9:42, édité 3 fois
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GRINDESEL
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MessageSujet: Re: BOIS BUCHES - LES ENTREPRISES D'AVENIR EN 2012   Sam 11 Fév - 19:08

11 FEVRIER 2012

Depuis la mise en ligne de cet article GF SERVICES a conçu, réalisé et installé une ligne de production industrielle de bois bûches;
Objectif POUR LA SAISON 2012/2013 = 150 000 stères séchés conditionnés.

Cette unité, la plus grosse d'Europe et peut être du monde, a été mise en service en Octobre 2011 dans le 36.

L'on peut espérer qu'elle contribuera fortement à attirer les feux médiatiques - de qualité - sur une filière disons artisanale par rapport à la 'grosse industrie, mais un maillon de l'une d'entre elles parmi d'innombrables filières du même genre, regroupant d'innombrables emplois de proximité, qui se doivent d'entrer, elles aussi, dans la modernité, et abandonner des méthodes de travail désuètes, datant d'après guerre.

Avant de partir en retraite juste avant son inauguration, je suis fier et heureux d'avoir contribué, à ma mesure, à cette juste et souhaitable évolution. Nous y travaillions depuis 1997...

GRINDESEL
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